
Au hasard de la lecture des « vieux » Scrabblerama, nous avons trouvé la réponse à une offre d’emploi au sein du journal proposée par la Fédération française de scrabble (pour un poste de secrétariat peut-être ?), envoyée par une célèbre joueuse qui ne manquait pas d’humour. Tout comme le magazine qui n’avait pas hésité à l’époque à publier sa lettre, nous la publions aussi. Précisons pour bien la comprendre, que la joueuse qui écrit a été sage-femme.
Ce courrier était signé : Pierrette Bacot, bien connue des joueurs varois.
Je m’empresse de répondre à votre offre d’emploi, pensant correspondre à 99 % de vos critères.
En effet, si mes performances au scrabble sont (très) limitées, je fais un café délicieux sans parler de la poule-au-pot et autres recettes du terroir.
Possédant une maîtrise parfaite de la sténo et de la dactylo avec un doigt, je peux, vu mes études antérieures, procéder à l’accouchement de toute joueuse de passage à la rédaction prise de contractions, ce qui, au regard de l’âge moyen des scrabbleuses, ne se présentera pas souvent.
Ayant été la première à vous proposer la création d’une rubrique matrimoniale dans le journal, suite à l’observation de dragueurs/euses dans les tournois, j’avais anticipé la rubrique !
Vu l’évolution des mœurs, il sera difficile mais pas impossible de convaincre les femmes de laisser gagner leurs époux...
Un problème cependant : ma taille, 1 mètre 74. Je m’interroge pour savoir lequel de vous pourra m’épauler ! Quoique…
Mes prétentions en ce qui concerne les salaire et avantages sont limitées. Tous ceux qui m’ont vue à table peuvent le confirmer : je mange comme un oiseau, à savoir mon demi-poids par jour, sans effet sur ma ligne (cf. les photos jointes) et il me semble que le plaisir, réciproque, de travailler avec vous, sera la plus belle des fiches de paie.
P.B.
Réponse de Scrabblerama :
Chère P., la rédaction du journal a été sensible à vos arguments et est heureuse de vous convier à partager l’un de ses prochains dîners mensuels.